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Barry White

Barry White

Barry Eugene White naît le 12 septembre 1944 à Galveston, dans le Texas, mais grandit dans le quartier plutôt mouvementé de South Los Angeles. A l’âge de 10 ans, il est recruté dans un gang et écope fatalement de quatre mois d’emprisonnement à 17 ans, venant de soutirer pour l’équivalent de 30.000 dollars de pneus griffés Cadillac.Love Unlimited OrchestraAlors qu’il est en prison, le jeune White entend à la radio « It’s Now or Never » d’Elvis Presley, ce qui change sa perception du monde. Car lorsqu’il est libéré, il abandonne le milieu des gangs et démarre une nouvelle carrière, pas forcément moins lucrative, dans le domaine musical. Il débute au début des années 1960 en intégrant des ensembles vocaux avant de se lancer dans l’aventure solo au cours de la moitié des années 1970. Les seuls modestes succès qu’il peut engranger jusque là résident dans l’écriture de chansons, pour les artistes et groupes de rock tels que The Bobby Fuller Four, le groupe jouant pour la série télévisée animée The Banana Splits, ou encore les arrangements du morceau « Harlem Shuffle » pour Bob & Earl, qui connaîtra quand même une certaine renommée au Royaume-Uni en 1969.Il obtient ses premiers véritables succès en assurant les chœurs d’un groupe féminin répondant au doux nom de Love Unlimited. A l’origine créé afin de concurrencer les célèbres The Supremes de Tamla Motown, les chanteuses du groupe affinent leurs talents sous la houlette de White et le groupe signe en 1971 avec 20th Century Records. White écrit et compose la ballade qui deviendra un grand classique de la soul « Walking in the Rain (With the One I Love) », qui se classe dans les 20 meilleures ventes pop. Le groupe continue à accumuler les succès dans les années 70, et Barry épousera même la chanteuse principale, Glodean James.Alors qu’il recherche un chanteur masculin, le label suggère que ce soit justement Barry White qui passe sur le devant de la scène, proposition à laquelle il adhère, cependant avec quelques hésitations. C’est la bonne décision, son premier album I'm Gonna Love You Just a Little More, Baby devient meilleure vente dans la catégorie R&B et numéro 3 dans les charts Pop. C’est cette même année que le morceau écrit par Barry White « Love’s Theme » du Love Unlimited Orchestra atteint la tête des classements Pop, l’un des deux uniques morceaux instrumentaux à avoir atteint cette place dans l’histoire de l’industrie musicale, et probablement le premier succès de l’ère de la musique disco.Voix de basse au sommet des chartsLe style développé par Barry White est déjà épique, avec une instrumentation proche de celle de la composition classique, faisant interagir des violons, flûtes, ensemble de cuivre ou encore clavecins avec une batterie toujours présente et remplie de grooves, et parfois rien moins que cinq guitares électriques. Une autre de ses particularités réside dans les introductions ou interludes susurrés de bon nombre de ses morceaux, toujours pleins de suggestions explicites. « Love Serenade (Part 1) » en est le parfait exemple, tout en débordements érotiques et propositions indécentes.Il enchaîne ensuite les succès, toujours empreints d’un romantisme excessif et appuyés par des arrangements symphoniques élaborés, avec « Never, Never Gonna Give You Up » en 1973 (n°2 R&B, n°7 Pop), « Can't Get Enough of Your Love, Babe » en 1974 (n°1 R&B et Pop), « You're the First, the Last, My Everything » en 1974 (n°1 R&B, n°2 Pop), « What Am I Gonna Do With You » en 1975 (n°1 R&B, n°8 Pop), « Let the Music Play » en 1976 (n°4 R&B et seulement n°32 Pop), « It's Ecstasy When You Lay Down Next To Me » en 1977 (n°1 R&B et n°4 Pop), « Your Sweetness is My Weakness » en 1978 (n°60), ou encore « Change » en 1982 (non classé).Il dégage une image de romantique de tous les instants pour ses nombreuses fans féminines qui espèrent toutes conquérir un jour le chanteur à la voix de velours, mais c’est son habileté aux arrangements sonores qui lui vaut le doux surnom de Maestro. Il n’est pas forcément décrit avec autant de condescendance dans la presse populaire qui n’hésite pas à railler son embonpoint.Les médias en général apprécient le chanteur, qui n’hésitent pas à faire appel à ses talents vocaux pour des doublages comme sur le film d’animation Coonskin (Ralph Bakshi) de 1975 où il personnifie vocalement son double animé Bear, ou encore dans la série The Simpsons (Matt Groening) pour lesquels il attire les serpents hors de Springfield avec sa voix profonde toute en basse. Il décline par la suite le rôle de Chef dans South Park (Trey Parker), qu’il juge trop irrévérencieux en regard de ses principes religieux, position qui sera assumée par un Isaac Hayes qui s’insurgera soudainement après plusieurs années de bons et loyaux services lorsque les créateurs de la série décideront de s’en prendre à l’Eglise de Scientologie.Le géant noirEt même si les succès de White deviennent plus espacés avec l’ère disco approchant de sa fin, ses fans lui sont restés fidèles tout le long de sa carrière. Il réalise de plus un retour réussi dans années 1990 avec les albums The Icon is Love en 1994, dont le tube « Practice What You Preach » se hisse aux sommets des classements, et Staying Power en 1999, lui permettant de recueillir deux Grammy Awards qui, comme c’est bien souvent le cas lors de ces cérémonies pompeuses, récompensent davantage l’œuvre du grand compositeur que ce disque en particulier.La musique de White connaît un second souffle avec son utilisation intelligente dans le show Ally Mc Beal, identifiant musicalement l’état d’esprit de certains des personnages. Il y fait une apparition au cours de la seconde saison, ainsi que lors de l’épisode final.Souffrant de problèmes de tension artérielle depuis quelques temps, il subit un arrêt cardiaque en mai 2003, le soutirant à jamais de l’œil du public. Placé sous dialyse suite à ces ennuis de santé à répétition, il s’éteint peu de temps après suite à des insuffisances rénales, le 4 juillet 2003 (à l'âge de 58 ans), au centre médical de la ville de Cedars-Sinai dans le comté de Los Angeles.Le 20 septembre 2004, il est intronisé au Dance Music Hall of Fame au cours d’une cérémonie posthume se déroulant à New York.

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