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Diana Ross

Diana Ross

« On a souvent décrit ma vie comme le passage de la misère à la fortune. Mais la vie de Ross n’a jamais été misérable »,Diana Ross.25 années comme trois minutesDiane Diana Ernestine Earl, deuxième des six enfants de Fred et Ernestine Moten Ross, est née le 26 mars 1944 à Detroit (Michigan). Elle compte dans son ascendance des Indiens d’Amérique (de la tribu Cherokee) et des esclaves Africains déportés aux Etats-Unis. Son enfance et adolescence dans les HLM de la capitale mondiale de l’automobile sont illuminées par les concerts qu’elle donne comme membre du chœur de l’église baptiste de son quartier.C’est en 1959 qu’elle fonde un groupe avec Mary Wilson, Barbara Martin et Florence Ballard. Le reste – en l’occurrence la fabuleuse saga des Supremes – appartient à l’histoire de la musique populaire. Dès cette époque, Diana prend l’habitude d’être la première : dans les hit-parades et dans le cœur des hommes, à commencer par son Berry Gordy de patron, qui n’hésite pas à privilégier le nom de Ross, puis son parcours personnel, au détriment du trio initial. Ainsi, on peut penser que, lorsque à la toute fin de 1969, le magnat du disque annonce la fin des Supremes, il tue purement et simplement la poule aux œufs d’or. En fait, le mentor a parfaitement compris qu’on était parvenu à la fin de l’exercice (à savoir trois jeunes filles chantant ensemble, dans un charme suranné très connoté aux années soixante agonisantes).Quand c'est fini, parfois ça recommence, parfois nonConfiée aux bons soins du duo d’auteur et compositeur Valerie Simpson/Nick Ashford, Diana Ross enregistre deux singles : ce sont deux numéros un des hit-parades. Au mois de juin 1970, son premier album en solo (sobrement intitulé Diana Ross) est entraîné par le succès du single « Ain’t No Mountain High Enough », qui atteint les sommets des hit-parades britanniques. Le disque sera lancé par un concert au Waldorf Astoria, au cours duquel la chanteuse change huit fois de robes.Le 20 janvier 1971, elle épouse Robert Ellis Silberstein à Las Vegas. Elle accouche quelques mois plus tard d’une petite Rhonda Ross Kendrick (qui est en fait la fille de Berry Gordy et qui offrira le thème de la chanson « Love Child »).En 1972, le metteur en scène Sidney J. Furie lui confie le rôle de Billie Holiday (aux côtés de Richard Pryor) dans Lady Sings the Blues. Pour son premier rôle au cinéma, Diana Ross est nominée aux Academy Awards (c’est Liza Minnelli qui rafle la statuette, pour sa prestation dans Cabaret), et remporte le Golden Globe de la meilleure actrice. La bande originale du film (où la chanteuse interprète pour la première fois des standards du jazz) atteint le sommet des classements américains.Le 4 novembre 1972 naît sa fille Tracee Ellis Ross. En 1973, de nouveau enceinte, la chanteuse enregistre avec son idole : les séances d'enregistrement de l’album Diana & Marvin (Gaye) constituent un cauchemar pour la chanteuse, contrainte de cohabiter dans un nuage de fumée illicite avec le créateur de « What’s Going On ». Cela se terminera dans des studios séparés. Elle se console au Festival de Cannes, où elle est invitée à l’occasion de la sortie européenne de Lady Sings the Blues : elle se produit alors devant un parterre de personnalités et est applaudie par rien moins que Josephine Baker (l’un des serpents de mer de la carrière de Diana Ross reste justement un film consacré à la plus Parisienne des Américaines, reine de la ceinture de bananes).Mais les deux films suivants de la Diva (Mahogany en 1975 et The Wiz en 1978) ne remportent pas le même succès. Dans le premier, Berry Gordy (après s’être débarrassé du réalisateur Tony Richardson), signe en profane la mise en scène d’une très édifiante histoire de petite fille pauvre qui parvient à s’extraire du ghetto. C’est la chanteuse qui a dessiné les cinquante costumes du film. Dans le deuxième, adaptation new-yorkaise et moderniste du Magicien d’Oz, Diana Ross et Michael Jackson, bien loin de la magie initiée par Judy Garland, se plaisent à dépenser un budget supérieur au Star Wars sorti l’année précédente. Le flop retentissant met un terme à la carrière cinématographique de la chanteuse… qui tire son épingle du jeu en plaçant deux nouvelles chansons en tête des hit-parades.En 1973, Diana Ross veut enregistrer un album de jazz (qui voit finalement le jour en 2006 sous le titre de Blue). Berry Gordy ne veut pas : le formaté Touch Me In the Morning emprunte donc de nouveau le chemin des meilleures ventes de disques. En 1975, sa deuxième fille, Chudney Ross, voit le jour. Le 22 février 1976, sa compagne au sein des Supremes et amie d’enfance Florence Ballard décède, à l’âge de trente-deux ans, des suites d’un alcoolisme récurrent et d’un permanent état dépressif : Diana Ross en est vivement affectée.La même année, un album, encore une fois simplement intitulé Diana Ross, sonne la charge de l’offensive disco de la chanteuse, avec le single et énorme tube « Love Hangover ». Le 9 mars 1977, elle divorce de Robert Ellis Silberstein. En 1978, elle refuse un rôle dans The Bodyguard, aux côtés de Ryan O’Neal – avec qui elle entretient une brève liaison – (ce qui permet, quatorze années plus tard, les débuts au cinéma de Whitney Houston).Liberté, liberté chérieEn 1979, elle enregistre ce que l’on peut considérer comme l’album de l’autonomie, un The Boss à la pochette tout en provocation d’érotisme triomphant. Au mois de janvier, cette femme de tête vient en effet de créer les Diana Ross Enterprises, Inc. Elle promeut alors le disque à Las Vegas, pénétrant sur la scène du Caesar’s Palace en manteau de fourrure blanche. L’année suivante, le non moins superbe diana (orné d’un énigmatique d minuscule) est produit par Nile Rodgers et Bernard Edwards, anciens membres de Chic.Dès lors, ses concerts se partageront harmonieusement entre dance music, standards du jazz et des comédies musicales de Broadway, et souvenirs de l’ère des Supremes. Elle incarne ainsi sur scène et tour à tour Bessie Smith, Ethel Waters, ou Josephine Baker. Quant à la Tamla-Motown, le label s’épuise à offrir de multiples versions (mise en abyme de remixes européens, américains, etc…) de chansons assez peu convaincantes, mais reines des pistes de danse.Au printemps 1980, Diana Ross entame une romance avec l’Israélien Gene Simmons, leader de Kiss. Elle crée également son unité de management en propre, RTC Management (du prénom de ses trois filles, Rhonda, Tracee et Chudney), ainsi qu’une pléiade de sociétés en charge des concerts, des enregistrements, des produits dérivés comme le maquillage, ou de l’édition musicale. Les succès s’accumulent au fil des années : « Upside Down », « Endless Love » (1981) qui est composée par Lionel Richie, ou « Muscles » (1982), offert par Michael Jackson.En 1982 justement, Diana Ross quitte Motown pour RCA (pour un contrat de vingt millions de dollars considéré comme le plus lucratif de l’époque, mais d’autres labels suivront au fil des années). A la même période, elle chante l’hymne national lors du Super Bowl (finale du championnat de football américain, retransmise dans des centaines de millions de foyers). En 1983, Diana Ross crée une ligne de sous-vêtements de luxe et de vêtements de sport. En plein été, elle donne un concert gratuit et caritatif – une première pour elle – dans le Central Park de New York. Le parc est ravagé par une tempête durant la prestation de la chanteuse, ce qui n’a aucun rapport.Au mois de septembre 1984, elle perd sa mère à l’issue d’une interminable agonie. Elle se console en enregistrant un duo avec Julio Iglesias, puis en participant à une nouvelle opération caritative, le célébré USA for Africa. Le 23 octobre 1985, Diana Ross épouse l’armateur norvégien millionnaire Arne Naess Jr. En 1986, les Bee Gees lui permettent d’obtenir un nouveau n°1 en Grande-Bretagne, grâce à « Chain Reaction ».Le 7 octobre 1987, naît son fils Ross Arne Naess. Le 26 août 1988, son fils Evan Ross voit le jour. La même année, les Supremes entrent au Rock and Roll Hall of fame. En 1989, la chanteuse réintègre l’écurie Motown.Virages et vertigesExercice inédit – et sans suite – pour elle, elle devient en 1993 auteur à succès de livre pour enfants (When You Dream inclut un CD de quatre chansons en rapport avec le livre). La même année, le Guinness Book of World Records fait de Diana Ross la chanteuse ayant connu le plus de succès au monde.En 1994, le 2 février, elle est faite Commandeur des Arts et Lettres par le Ministre de la Culture français. Et c’est au MIDEM de Cannes qu’elle reçoit un Award pour l’ensemble de sa carrière. En 1996, c’est elle que les organisateurs du Super Bowl choisissent pour animer la mi-temps de l’épreuve. La même année, son frère le compositeur Arthur T. Boy Ross est assassiné à Detroit.En 1999, son single « Every Day Is a New Day » ne bénéficie que d’un classement modeste dans les charts. Diana Ross envisage alors une reformation des Supremes en compagnie de Mary Wilson : le projet avorte. Le 23 septembre de la même année, elle est accusée d’avoir agressé le vigile d’un aéroport (qu’elle accuse, elle, de main baladeuse au passage sous le détecteur de métaux).Le 12 février 2000, elle divorce d’avec Arnes Naess Jr (il décède quatre années plus tard d’un accident d’alpinisme). La même année, elle est honorée par l’Académie des Arts et Sciences. En 2001, dix jours après les attentats du 11 Septembre, Diana Ross chante « God Bless America » au Shea Stadium de New York. En 2002, la chanteuse est arrêtée à Tucson (Arizona), pour conduite sous l’emprise de stupéfiants. Elle est condamnée à deux jours de prison et un an de mise à l’épreuve. Le 20 novembre 2007, le père de Diana Ross décède à l’âge de 87 ans. Ce soir, Diana Ross chante quelque part dans le monde.Sur Hollywood Boulevard, existent deux étoiles au nom de Diana Ross : l’une en tant que membre des Supremes, l’autre pour sa carrière solo. Beaucoup d’honneurs pour une chanteuse qui, à l’instar de Linda Ronstadt ou Barbra Streisand, n’a jamais composé la moindre chanson ? Ou la juste reconnaissance d’une artiste émérite qui se rêvait plus grande interprète féminine de tous les temps et qui, d’un point de vue strictement comptable, y est parvenue ? Et comment marcher sans sourciller sur le souvenir d’une femme qui a su prendre sa carrière en main, jusque dans les moindres détails, en affichant, en guise de protection, ce faciès hautain et cette froide beauté qui l’ont tant desservie ?

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