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Herman's Hermits

Mickie MostNé à Manchester le 5 novembre 1941 d’un père musicien qui l’envoie dans une école de musique et d’art dramatique, Peter Blair Denis Bernard Noone se dirige vers la carrière de comédien, puis rejoint un groupe beat local, les Heartbeats : Keith Hopwood et Derek « Lek » Leckenby (guitares & chant),, Karl Green (basse & chant) et le batteur Barry Whitwam.
Utilisant le nom de guerre Peter Kovak, le blondinet Noone change le patronyme du groupe en Herman’s Hermits, d’après le personnage Sherman d’un show TV basé sur le dessin animé américain Rocky & Bullwinkle, très regardé en 1961, et d’une rime avec Herman l’ermite.
Le public confond vite Peter Noone avec Herman.
A ses débuts le groupe fait partie de l’écurie de la seule agence de Manchester, Kennedy Street Enterprises, et en comme son look ressemble à celui de Cliff Richard et ses Shadows, les garçons se disent « pourquoi pas nous ? » et vont tenter leur chance à Londres, encouragés par les groupes voisins de Liverpool, au cœur du « Merseybeat ».
En 1962 leur agent publicitaire est Andrew Loog Oldham le manager et producteur des Rolling Stones, qui décrit Peter Noone comme un beau garçon nerveux et plein de fraîcheur juvénile, au tempérament de gagneur et déjà très professionnel.
Signé sur le label Columbia, sous marque anglaise d’EMI, avec le producteur Mickie Most qui transforme en or tout ce qu’il touche, Herman’s Hermits connaît un succès immédiat, sans que ses musiciens écrivent un seul morceau ! (ou presque).
En effet, Most choisit judicieusement les reprises ; celle de Carole King et Gerry Goffin « I’ m Into Something Good » (l’histoire d’un garçon qui a des vues sur sa voisine et qui pense pouvoir conclure bientôt…) reste n°1 deux semaines en Grande Bretagne en septembre 1964.Succès américainCe groupe beat si bien présentable est « tous publics » et connaît un tel succès immédiat que l’expression « hermania » (cf.
Beatlemania) est lancée, tant ses ventes sont supérieures un moment à celles des Beatles.
L’entourage en profite pour exploiter cette image aux Etats-Unis où Herman’s Hermits obtient plus de succès commerciaux que dans son pays natal ! A tel point que lorsque y est publié son premier album en septembre 1965, Herman’s Hermits, leur compagnie américaine (MGM) en a déjà sorti deux ! Il place deux ou trois titres dans le top 20 aux Etats-Unis toute l’année 1965, et, en l’espace de deux ans et demi, place onze titres dans les dix premiers.
« J’ai obtenu trente cinq tubes avec eux, dix n°1 aux Etats-Unis et vendu près de cent millions de disques » (Mickie Most –en fait, 75 millions…-).
Lors de sa première visite aux Etats-Unis début 1965, alors que « Can’t You Hear My Heart Beat » y est n°2 (et n°22 en France en avril), que sa reprise des Rays (1957) « Silhouettes » est n°3 en Angleterre et n°5 localement, le groupe en profite pour apparaître dans le film When The Boys Meet The Girls, et enchaîne reprises et hits : « Wonderful World » de Sam Cooke, et surtout « Mrs.
Brown You've Got A Lovely Daughter », tiré du premier album américain, n°1 le 1er mai avant d’en être délogé trois semaines plus tard par le « Ticket To Ride » des Beatles.
Ecrit en 1911, sa reprise du comique « I’m Henry The VIII, I Am » déloge lui de la première place « (I Can’t Get No) Satisfaction » des Rolling Stones le 7 août suivant.
C’est dire si Herman’s Hermits joue dans la cour des grands.Pas de lait aujourd’huiAprès une chanson écrite par le tandem P.F.
Sloan/Steve Barri « A Must To Avoid » qui est un nouveau hit début 1966, suit une composition du futur 10CC Graham Gouldman, « Listen People » (extraite de la b.o.
du film When The Boys Meet The Girls).
Le succès des cinq gamins semble décliner jusqu’à ce que Mickie Most leur fasse enregistrer une nouvelle composition de Graham Gouldman (déjà auteur de « For Your Love » que les Yardbirds avaient créé trois mois avant la version de Herman’s Hermits de mai 1965), intitulée « No Milk Today » : enregistrée pour la première fois avec un grand orchestre, elle est arrangée par John Paul Jones qui joue guitare et basse, et qui utilise des musiciens de studio en lieu et place des Hermits, dont seuls Karl Green et Keith Hopwood assurent les chœurs derrière Peter Noone.
Top 10 seulement en Grande-Bretagne fin 1966 et ignorée aux Etats-Unis jusqu’en mars 1967, elle demeure la chanson emblématique du groupe, grand succès européen et n°2 en France en janvier 1967, tandis que la version en français de Frank Alamo « A travers les carreaux » est n°15 le mois suivant (l’actrice Elsa Martinelli en commet une autre, intitulée « Non, pas ce soir » et les Garçons Bouchers la transformeront en « Du Beaujolais, du bon et du bien frais » !) ; en 1985 elle est utilisée en fond sonore d’un spot de publicité TV pour la marque Tetra Brik.
Aux Etats-Unis, elle est seulement la face B de « There’s A Kind Of Hush », belle ballade « beat », hit des deux côtés de l’Atlantique, plus connue dans la version que donneront les Carpenters dix ans plus tard.
En avril, la chanson est n°2 à nouveau au hit parade en France, tandis que le n°3 est « Qu’est ce que tu deviens ? », sa version française par Claude François ! (Marie Myriam s’y est aussi collée en 1976 sous le titre « Comme un coup de blush »).
On peut aussi l’entendre dans le film Mrs.
Brown You've Got A Lovely Daughter sorti en 1968 aux Etats-Unis, dans lequel Peter Noone tient le rôle principal.
Celui-ci se marie en novembre 1968 avec une française, et monte avec Graham Gouldman une société qui débouche sur l’ouverture d’un magasin de vêtements très fréquenté à l’époque à New York, « Zoo ».Mais que sont-ils devenus ?« There’s A Kind Of Hush » annonce pourtant le déclin du groupe aux Etats-Unis, concurrencé par la vague psychédélique et surtout par son clone, les Monkees, tandis qu’il se maintient en Grande-Bretagne (« Sunshine Girl » et « Something’s Happening » en 1968, « My Sentimental Friend » et « Years May Come, Years May Go » en 69), jusqu’à sa dissolution début 1971, après un « Lady Barbara » crédité à Peter Noone and Herman’s Hermits sur le label RAK fondé par Mickie Most.
Peter Noone parti, les Hermits continuent à tourner, cette fois avec le chanteur Peter Cowap, vétéran de la scène mancunienne décédé en 1997.
L’album Whale of a Tale sous le nouveau nom de Sour Mash est produit fin 1971 par Eric Stewart (autre futur 10CC), mais ne trouve pas de distributeur : les séances verront le jour plus de trente ans plus tard sur le label Pluto Music fondé par Keith Hopwood.
Bien que Peter Noone participe à un concert de réunion du groupe en juin 1973 au Madison Square Garden à New York, il intente un procès sans succès l’année suivante à ses anciens acolytes afin de les empêcher d’utiliser le patronyme.
Leckenby demeure dans les Hermits avec un nouveau vocaliste, C.
Rod Gerrard, jusqu’à son décès d’un lymphome à Manchester le 4 juin 1994.
Barry Whitwam poursuit toujours l’aventure depuis, effectuant deux cents concerts par an.
Keith Hopwood s’est reconverti dans l’écriture pour films et spots de publicité, a créé avec Leckenby en 1968 un studio à Stockport, Pluto, puis sa propre maison de disques pour enfants, Pluto Music, tout en louant son luxueux appartement de Cannes.
Les titres de son album Waterloo Road proviennent de séances de 1968 à 1975, et ceux de Granby Road de 1977 à 1985 (avec notamment le chanteur Paul Young et le guitariste du groupe Sad Cafe, Ian Wilson).Peter NooneQuant à Peter Noone, après avoir entendu sa date de naissance immortalisée par son ami John Lennon en décembre 1970 à la fin de « Remember » de son premier album solo (en fait, le 5 novembre est une fête traditionnelle anglo-saxonne célébrée avec un feu d’artifice), il débute sa carrière solo en mai 1971 : « Oh You Pretty Things » avec David Bowie au piano, une chanson de celui-ci qu’il étrenne dans son album Hunky Dory en décembre suivant.
Après quelques 45 tours produits en France sans succès, sauf « We Don’t Need The Money » (rires), n°9 en septembre 1976, il revient à son premier amour, la comédie.
Notamment dans le rôle principal d’une adaptation de l’opéra de Gilbert & Sullivan The Pirates of Penzance entre 1980 et 83.
Il forme le groupe éphémère The Tremblers en 1980 avec le guitariste et producteur John Farrar, Daryl Dragon, et Nigel Olsson l’ancien batteur d’Elton John (Twice Nightly sur le label de Bruce Johnston des Beach Boys).
Il sort sur le même label son unique album solo en 1982, One Of The Glory Boys, disque remarquable injustement ignoré et qui attend toujours son édition en CD.
Etabli à Santa Barbara en Californie d’où il gère son site Web (sa biographie est hilarante), il est l’hôte très populaire de l’émission TV My Generation sur VH-1 de 1989 à 1993.
En 2002 il tourne aux Etats-Unis sous le nom de Herman’s Hermits starring Peter Noone, sans aucun autre membre original du groupe, et attaque à nouveau en justice Barry Whitwam pour la même raison citée plus haut.
En mars 2007, on le voit comme mentor des concurrents de l’émission de télé réalité American Idol sur la chaîne Fox, le « Nouvelle Star » américain…

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Morceaux populaires

No Milk Today

362

I'm Into Something Good

317

There's A Kind Of Hush

276

Mrs. Brown You've Got A Lovely Daughter

156