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Dexys Midnight Runners

Anciens punks, Kevin Rowland (auteur, compositeur, chanteur et guitariste) et Kevin Archer (qui change son prénom pour « Al ») se passionnent pour la soul et pour l'Irlande, dont la famille de Rowland est originaire.
En juillet 1978, ce dernier décide de monter un big band dans le pur style des revues Stax des années soixante.
Leur nom viendrait de la Dexedrine, un type d'amphétamine que l'on pouvait se procurer dans le milieu à cette époque.
Très vite, le groupe se fait remarquer pour la puissance et l'énergie débordante qu'il montre sur scène à chacune de ses apparitions, aucune desquelles ne ressemblant d'ailleurs à une autre, car Rowland, qui dirige d'une main de fer ses musiciens, a en horreur l'idée de concerts « promotionnels ».
Son attitude à l'égard des médias s'est d'ailleurs souvent retournée contre lui, et malheureusement, contre le reste du groupe.Soul celtiqueEn 1980, le deuxième single de Dexys Midnight Runners, « Geno », puissant hymne aux cuivres qui claquent écrit en hommage au chanteur soul Geno Washington, est n°1 en Angleterre.
Leur excellent premier album Searching for the Young Soul Rebels, mélangeant soul et rhythm'n'blues donne une nouvelle impulsion au rock anglais.
Tout irait pour le mieux sans le caractère tyrannique de Rowland (il changera entièrement la composition du groupe pour chaque album).
Même Al Archer, complice depuis le début, quitte le groupe pour former Blue Ox Babes.
Kevin Rowland trouve cependant une seconde formule gagnante, la soul celtique.
Cette fois-ci, ce grand fan de Van Morrison trouve une recette particulièrement originale : il ajoute au rhythm'n'blues, de bonnes portions de folklore irlandais, personnifié par le violon d'Helen O'Hara.
Un deuxième album sort en 1982, Too Rye Ay.
L'année suivante, en 1983, c'est la consécration : l'entêtant « Come On Eileen » atteint le sommet des hit-parades du monde entier.Insuccès d'un insoumisMais même après avoir été numéro 1 aux Etats-Unis et au Royaume Uni, le leader ne semble pas satisfait, il congédie une fois de plus son groupe, à part la violoniste O'hara, qui après avoir fait partie du groupe « rival » de Al Archer, semble s'entendre avec Rowland.
Ils partent pour New York travailler sur le prochain album, qui nécessite un long processus d'enregistrement.
Ce n'est donc qu'en 1985 que Dexys réapparaît avec l'album Don't Stand Me Down.
Mais pour corser un peu ce retour très attendu par les fans du monde entier, Rowland interdit formellement à la maison de disques Mercury de sélectionner des singles pour promouvoir l'album, car il souhaite que le public le découvre et l'écoute comme un tout cohérent.
Perfide perfectionnisme ! L'album est un échec, la maison de disques est furieuse et le groupe se sépare.
Lors de sa réédition vingt ans plus tard, il sera salué comme un chef-d'oeuvre méconnu.The WandererEn 1988, cependant, Rowland met à profit sa solitude et sort, toujours chez Mercury, un album solo : le bien nommé The Wanderer, confession d'un « poor lonesome cowboy » désabusé de ne pas voir ses efforts et sa recherche d'intégrité appréciée à sa juste valeur.
L'album est un condensé de tous les courants et genres musicaux qu'il maîtrise et si les aficionados le considèrent comme très réussi, il peine à vendre suffisamment pour contenter la toute puissante industrie.
Rowland plonge dans la dépression.
En 2006, sort Dexys Midnight Runners : Young Soul Rebels, une monographie pour laquelle l'auteur, Richard White, ne parvient pas à obtenir d'interview de Rowland.
Celui-ci, fragile, n'apparaît presque plus en public et n'aurait pas donné son autorisation pour la publication.
Mais, le créateur des Dexys est soutenu par les fans inconditionnels (et patients) du groupe et travaille toujours à la sortie d'un nouvel album.
Celui-ci voit finalement le jour au printemps 2012 sous l'intitulé One Day I'm Going to Soar.
Jugé par la presse comme une profonde réussite, l'album démontre que le talent d'écriture du maudit Kevin Rowland est resté intact.

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