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Silverchair

Silverchair

Silverchair voit le jour à Newcastle, Australie, en 1992 lorsque Daniel Johns (chant, guitare), Chris Joannou (basse) et Ben Gilles (batterie) , tous les trois nés en 1979, décident de tenter l'aventure rock. Deux ans plus tard, une démo fait tilt sur les ondes. Il s’agit du titre « Tomorrow » qui, une fois enregistré et commercialisé, reste six semaines en première place des ventes en Australie et en Nouvelle Zélande. Le groupe devient le chouchou de la jeunesse australienne et Murmur, une filiale de Sony, décide de prendre son destin en main.Grunge australienFort des deux succès de« Tomorrow »et « Pure Massacre », Silverchair devenu le nouveau groupe de rock autralien exportable depuis INXS, sort son premier album, Frogstomp. Du simplissime et efficace rock grunge fortement inspiré par Nirvana et Pearl Jam. Numéro 1 en Australie en 1995, puis adopté par les USA dans la foulée, l’album se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Ils ne sont encore qu’au lycée quand ils entament une tournée promotion-marathon mondiale et se payent même le luxe de faire la première partie des Red Hot Chili Peppers. Mais tout succès fait des jaloux : leurs détracteurs les dépeignent comme descopieurs opportunistes.EvolutionSilverchair appuie alors sur l'accélérateur en publiant, le bien plus mélodique Freak Show en 1997, puis le plus mature, et par moment expérimental, Neon Ballroom en 1999. En 2001, The Best Of Volume 1 présente des remix et des titres inédits par un groupe dont le juvénile succès a fait quelques dégâts. Bien que les trois lycéens aient réussi à obtenir leur bac dans ce tumulte médiatique, le chanteur Daniel Johns souffre en effet de troubles psychiques et d’anorexie. Chao intérieur, qu’il n’hésite pas à extérioriser dans ses chansons (« Ana’s song »).La patte de Van Dyke ParksEn janvier 2001, ils se produisent lors du gigantesque festival Rock In Rio, au Brésil (avant que celui-ci ne soit organisé à Lisbonne) devant 250.000 spectateurs… le plus grand concert de leurs carrière avant longtemps ! Puis dans le courant de l’année, ils font appel au compositeur et producteur Van Dyke Parks (U2, The Beach Boys…), décidés à emprunter un virage pop symphonique pour leur prochain album. Celui-ci se nomme Diorama et sort sur un nouveau label, Eleven, en 2002. Mais une maladie du chanteur-guitariste empêche le groupe de promouvoir immédiatement sur scène leur disque le plus construit et jusqu’ici le plus riche.Après une échappée en solo de Ben Gillies, en 2003, le groupe se retrouve et sort en 2007 Young Modern. Un album dans la droite lignée de Diorama, toujours sous la houlette de Parks, qui ajoute aux compositions du trio, le son d’un orchestre symphonique. Ainsi le groupe de rock australien, dont chaque nouvel album se classe directement numéro 1 chez eux, passe désormais du métal, au pop-rock vitaminé puis à la ballade auréolée de violons dans le même album. Une perte d’identité pour les uns, la maturité pour d’autres, force est de constater que cette formation, longtemps considérée comme la réponse australienne au grunge américain venu de Seattle, a réussi une reconversion futée.

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