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DobaCaracol

DobaCaracol

Fans de Bob Marley, de culture world, de théâtre de rue, de festivals ethnique et autres passions roots, Doriane Fabreg (dite «Doba») et Carole Facal («Caracol» pour les intimes) étaient destinées à se rencontrer un jour, au gré d'une scénette urbaine improvisée ou d'un concert de didjeridoo festif. C'est chose faite en 1998 lors d'une rave-party et les deux jeunes femmes éthérées sympathisent aussitôt, donnant ainsi naissance à un beau bébé new age baptisé DobaCaracol (l'accolade de leurs deux surnoms respectifs). Jouant essentiellement des percussions, les deux jeunes femmes s'inspirent de rythmes africians, latino, australiens et indiens nord-américains, bref, s'approprient un référentiel culturel extrêmement roots sur lequel elles plaquent leurs voix aussi cristallines qu'épurées.Doba et Caracol sont sur un bateauTournant de raves en festivals et de bars en conventions d'art urbain, les deux divas babas sortent un premier disque en 2001, Le Calme-Son, dans lesquelles les donzelles ne cachent guère leurs sympathies, outre pour les mouvements écologistes, mais surtout pour l'autonomie du Québec, rejoignant en cela une très longue tradition allant de Félix Leclerc aux Cowboys Fringants en passant par Plume Latraverse ou Capitaine Révolte. En dépit d'une maîtrise certaine du chant et des percussions, Le Calme-Son montre cependant les limites musicales du duo: de belles voix s'accordant sur des tambours et des tambourins, c'est beau... sur un morceau ou deux. Sur la durée complète d'un album, c'est très vite répétitif et lassant, manquant cruellement de diversité et de rondeur.De deux à sixConscientes de cela, Doba et Caracol, lors d'une tournée en France, en profitent pour recruter quatre musiciens pour élargir leur champ artistique. Le guitariste Maxime Audet-Halde, le batteur Mohammed Couribaly, l'organiste Martin Lizotte et le bassiste Maxime Lepage viennent donc joindre leurs instruments aux voix des deux canadiennes qui, du coup, peuvent se permettre davantage d'ambition artistique. Stratégie payante car, à l'occasion des Francofolies de La Rochelle (où sa prestation lui vaut d'être distingué dans la rubrique «coup de cœur»), le groupe remanié est remarqué de quelques artistes et groupes eux aussi typés roots / théâtre de rue comme La Rue Kétanou, Tryo ou Alpha Blondy qui proposent au sextette d'assurer leurs premières parties. D'autres engagements les mènent en Afrique, en Europe ou en Amérique.En 2003, Homa, autrement plus ambitieux que Le Calme-Son leur permet de conquérir un nouveau public tout en satisfaisant l'ancien, même si, de l'avis critique, il manque encore un petit quelque chose à DobaCaracol pour atteindre la plénitude de son univers artistique.Y'a du soleyEt cette petite touche de sel qui donne du goût au plat de résistance est enfin ajoutée en 2004 avec la sortie de Soley qui permet à DobaCaracol de parachever son cheminement musical. Optant pour des sons créoles inspirés du patrimoine africain ou sud-américain, le disque est une synthèse efficace des deux premiers albums du sextet, réussissant à transcender les balbutiements et les tâtonnements des débuts. Devenu incontournable dans le monde de la world music, DobaCaracol se produit successivement au Canada, aux Etats-Unis, au Japon, en Corée, puis à nouveau sur les scènes de l'Hexagone.Avec Soley, les deux jeunes femmes ont placé la barre très haut autant dans le cisellement des textes que dans le soin des rythmiques: des efforts salués par un public nombreux et renouvelé. Depuis cet opus, le groupe s'est désagrégé et l'artiste Caracol a pris le relais.

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