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Bee Gees

Bee Gees

L’histoire des Bee Gees est avant tout une affaire de famille. Ils ne sont certes pas le premier groupe issu de la même fratrie, mais ils en restent pas moins le plus célèbre. Trois frères, occasionnellement quatre pour les grandes occasions, sont à l’origine de l’une des formations qui marquera de manière indélébile les années 1960 et 70. L'aîné Barry Gibb (né le 1/9/1947 à Manchester) et les jumeaux Maurice et Robin (nés le 22/12/1949 sur l'île de Man), auxquels s’adjoint temporairement le petit quatrième, Andrew, en fonction des besoins, sont issus d’une famille recomposée brito-australo-américaine. Ils débutent leur carrière en 1958, au sein d’un groupe de rock qu’ils forment avec Kenny Oiricks et Paul Frost : The Rattlesnakes.Trois garçons dans le ventUne carrière de près de dix ans s’engage pour les « Serpents à sonnettes » (qui deviennent The Bluecats en cours de route), avant que quelques divergences d’ordre artistique (Frost et Oinick veulent persister dans le rock, les frères Gibb sont davantage attirés par la pop) ne mettent fin à leur union. Désormais seuls en famille, les trois frères décident de faire carrière entre eux. Étant les « Brothers Gibb », en anglais dans le texte, leur nom de scène est tout trouvé. Brothers Gibb – B.G. = Bee Gees, leur patronyme découle directement de leur état civil. Si les premiers simples australiens ne font pas recette, avec pour mémoire « The Battle and the Blue and Grey », « Don’t Say Goodbye », « Claustrophobia »… en 1963-64, suivis de l’album The Bee Gees Sing and Play 14 Barry Gibb Songs (fin 1965 sur Leedon), les frères Gibb pensent se récupèrer en émigrant à Londres l’année suivante. Ironie du sort, leur dernier 45-tours « Spics and Specks » se classe n°1 au pays des kangourous !Installés dans la capitale londonienne, les trois frères essentiellement chanteurs s’adjoignent les services du guitariste Vince Melouney et du batteur Colin Petersen pour leurs nouveaux enregistrements pour le compte du label Polydor : « Spicks and Specks » resurgit début 67, suivi du tube « New York Mining Disaster 1941 », n°12 au printemps. En juin, le classique « To Love Somebody » (n°41) précède le premier album anglais intitulé Bee Gees’ First (juillet, n°8), un succès d’estime figurant traditionnellement dans les belles œuvres d’une année faste.Les albums suivants, Horizontal et Idea en 1968, et le magnifique double Odessa en 1969, se taillent un important succès en Europe et aux Etats-Unis, l’Allemagne restant le pays qui leur fait le meilleur accueil. Les Bee Gees font désormais partie du paysage musical et leur premier best-of sort en 1969, sept ans après leurs débuts de carrière en tant que Bee Gees, même si quelques clauses dans les contrats léonins qu’ils ont fait signer à Petersen et Melouney provoquent le départ de ces derniers. Se recentrant autour du trio Gibb d’origine, le groupe choisit désormais d’évoluer en famille, même si, entre deux enregistrements avec ses frères, Robin choisit d’entamer une carrière solo à mi-temps. Un premier album, Robin’s Reign voit d’ailleurs le jour en 1970, après le succès du single « Saved by the Bell » (qui donnera lui-même naissance à l’album Salvato dal Campanello, sorti uniquement en Italie).Trois tiers de trioUne petite brouille vaut aux Bee Gees quelques temps de séparation : à peine un an, et, dès 1971, le groupe se reforme sous l’étiquette Bee Gees (ils étaient alors The Bee Gees) pour sortir les albums avec un rythme de fourmi ouvrière : la bande originale de la série TV Cucumber Castle et 2 Years On en 1970 et Trafalgar l’année suivante, marquent le nouveau départ du trio qui, sur les conseils de son manager et de sa maison de disques, commence à insérer quelques éléments disco dans ses compositions. Bien que les albums sortant à cette époque soient parfois identiques, mais réorchestrés en fonction des attentes de certains publics nationaux (le Japon ou l’Argentine voient la plupart de leurs galettes sortir dans des éditions locales), le rythme de travail des frères Gibb n’en reste pas moins impressionnant et dès 1973, leur second best-of se retrouve dans les bacs. Multi disques d’or, les frangins vivent d’hôtel en hôtel et de tournée internationale en concerts gigantesques drainant de plus en plus de monde au fil de années.Même le public de départ, pourtant réticent à la nouvelle orientation disco du trio finit par revenir au bercail, séduit par l’union cristalline des voix des trois artistes, capables de monter très hauts dans les aigus. Devenus des vedettes, les frères Gibb cotoient sur scène et dans les charts les stars de l’époque, des Beatles aux Rolling Stones, en passant par Peter Gabriel ou Elton John. Des stars avec lesquelles les Bee Gees enregistrent un énorme concept-album en 1976, All This and World War II (bande originale du film du même nom) sur laquelle des dizaines d’artistes viennent faire coucou aux frangins et pousser la chansonnette avec eux sur des morceaux écrits le plus souvent par le duo Mc Cartney / Lennon. Cependant, en dépit de la présence des chanteurs sus-cités et d’une pléiade d’autres (Bryan Ferry, Tina Turner, Richard Cocciante...), le succès n’est pas au rendez-vous, l’album ayant subi le même échec que le film.La fièvre du samedi soirMais qu’importe car l’année suivante, les Bee Gees explosent littéralement le box-office grâce à la bande sonore du film Saturday Night Fever et notamment, le hit « How Deep Is Your Love » qui se classe en tête des hit-parades dans le monde entier. Étonnamment, l’autre énorme carton tiré de La Fièvre du Samedi Soir (tel qu’il apparaît en France), « Stayin’ Alive » ne caracolera dans les sommets des charts qu’un an plus tard, porté par « How Deep... » qui fait alors le triomphe des soirées-slows et des quarts d’heures américains. Assurés de leur triomphe quoi qu’ils fassent, les Bee Gees s’imaginent déjà en nouveaux héros des salles obscures et acceptent la proposition du réalisateur Michael Schultz d’apparaître, dans leurs propres rôles, dans la comédie musicale Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band, adaptée de l’album des Beatles du même nom. Un peu prétentieux, les frères Gibb se répandent dans la presse en affirmant que leur prestation fera oublier les scarabées de Liverpool et que le film sera un succès colossal du fait de la pléthore de stars qui se bouscule au générique : Alice Cooper, Donald Pleasance, Aerosmith, Tina Turner, Steve Martin (qui fera retirer toute mention de ce film dans sa filmographie officielle pendant des années...), Peter Frampton, Earth, Wind & Fire, Billy Preston... Malheureusement pour les ambitions cinématographiques des Bee Gees, le film est une véritable catastrophe et l’animosité que Peter Frampton portait aux frères Gibb pendant le tournage n’explique pas à elle seule l’échec de cette pantalonnade kitsch, déjà vieillie au moment même de sa conception.A l’image du Can’t Stop The Music des Village People quelques années plus tard, Sgt. Pepper Lonely Hearts Club Band (le film) démontre qu’un chanteur ne devient pas acteur du jour au lendemain, en dépit de ses colossales ventes de disques. Dans le même temps, plus malins sur ce coup là, les trois frères décident de s’installer à Miami et d’ouvrir leur propre studio et leur propre maison de production afin de lancer la carrière solo d’Andrew « Andy » Gibb, le petit dernier de la famille. Bien que ce dernier sorte quelques disques intéressants (notamment « Shadow Dancing »), il reste cependant dans l’ombre de ses frères et sa carrière ne décolle vraiment que lorsqu’il vient leur prêter un coup de main sur scène, notamment lors des galas en faveur de l’UNICEF dont le trio accepte de devenir l’un des parrains.Post-discoEn 1979, toutefois, le disco est un genre qui commence sérieusement à accuser son âge. Trop de paillettes, trop de boules à facettes, trop de groupes médiocres ont lassé le public et les Bee Gees, qui ont alors principalement évolué dans la pop et la soul font les frais de la fin de cette mode, quand bien même leur participation au disco ne fut qu’au mieux anecdotique. Malheureusement, interprètes inoubliables des deux tubes incarnant à eux seuls le genre (« Night Fever » et « Stayin’ Alive »), le trio fait les frais de cette lassitude et leurs tentatives de revenir aux origines d’une musique plus pop ne fonctionne que très moyennement.Le groupe n’est cependant pas dans le besoin car, pendant ce temps, les colossales royalties de Saturday Night Fever continuent à tomber, mais le processus de création artistique des Bee Gees semble bloqué. Living Eyes, en 1981, ne rencontre qu’un modeste succès et incite les frères Gibb à davantage miser sur leurs activités de compositeurs et de producteurs que d’artistes. Barbra Streisand, Diana Ross ou Dolly Parton deviennent autant de chanteuses pour lesquelles les frangins écrivent ou composent quelques titres. Jusqu’en 1987, les Bee Gees, sans s’être officiellement séparés, vivotent et ne tournent plus guère que pour interpréter leurs anciens succès, d’autant qu’une longue procédure judiciaire les opposant à un compositeur de Chicago les accusant d’avoir plagié l’un de ses titres pour en faire « How Deep Is Your Love » les a épuisés. E.S.P., sorti en 1987, marque leur grand retour en tant que groupe et le single « You Win Again » triomphe en Grande-Bretagne et se classe très honorablement dans le reste de l’Europe. Malheureusement, le public américain, indispensable à toute carrière internationale, lui, reste de marbre. C’est sur ce demi-succès que les Bee Gees apprennent la mort de leur jeune frère, Andy, en 1988, décédé d’un infarctus du myocarde, alors que ce dernier venait d’accepter de rejoindre définitivement le groupe. L’album One, en 1989, lui est dédié ainsi que la grande tournée européenne qui s’ensuit.Mais des années passées dans le show-business ont écorné la santé des membres du groupe et une partie de la tournée doit être annulée pour cause d’hospitalisation de Maurice Gibb alors que Barry entame une thérapie contre l’alcoolisme qui le ronge depuis des années. Il faudra attendre 1993 pour qu’un nouvel album du trio ne soit à nouveau mis en chantier, Size Isn’t Everything, lequel se classe encore une fois honorablement, mais sans atteindre les scores de la grande époque, désormais belle et bien révolue. En 1997, les Bee Gees organisent trois concerts géants à Las Vegas, Sydney et Londres, desquels l’album live One Night Only est tiré. Ce dernier, surfant sur la mode revival, est un immense succès à travers le monde, car les Bee Gees n’ont pas, bien sûr, manqué d’interpréter les tubes ayant fait leur triomphe de par le passé. This Is Where I Came In, en 2001, se présente comme un album des plus originaux, puisque chacun des trois frères contribue à exactement un tiers de sa conception, offrant ainsi à l’album une dimension éclectique assez peu présente dans leurs compositions précédentes et permettant à chacun des membres du trio de s’exprimer artistiquement, donnant un résultat plus que qualitativement intéressant.L’exercice de style plaît au public et les Bee Gees sont à nouveau considérés comme des artistes « dans la course ». Un autre album composé de la même manière est prévu, mais Maurice Gibb décède le 12/01/2003 avant d’avoir vu la fin du processus de création. Un temps désemparés, les deux frères survivants reviennent sur leur décision initiale de ne plus évoluer sous le nom de Bee Gees, mais choisissent désormais de sponsoriser plusieurs associations de recherche contre le diabète (des conséquences duquel est mort Maurice). N’ayant plus enregistré d’album après le décès de leur frère, Barry et Robin n’ont pas vraiment encore fait le deuil de leurs deux frères disparus. S’ils donnent encore occasionnellement des concerts (essentiellement de charité), les Bee Gees ne semblent plus exister en tant que groupe. Mais l’histoire de cette formation a prouvé dans le passé qu’ils avaient su rebondir, même au creux de la vague. Mais un groupe qui a vendu plus de deux cent millions d’albums et qui a chanté « Stayin’ Alive » peut-il réellement mourir ?

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